
Ce plat, je l'ai découvert chez ma grande-tante, lorsque je logeais chez elle pendant mes vacances d'été en Guadeloupe. Même quand on lui répétait de ne pas se compliquer la vie, chaque soir, la table se transformait en véritable festin. Les anciens ont ce don-là : ils ne savent cuisiner qu'en grand, avec générosité et sans compter. Nous étions cinq à table, mais il y en avait largement pour nourrir un régiment. La seule règle à ne pas négliger, c'est la marinade. Il faut s'y prendre quelques heures à l'avance, idéalement la veille, pour que la viande s'imprègne pleinement des épices et des aromates. C'est cette étape qui fait toute la différence. Traditionnellement, ce poulet se sert avec du riz, des pois consommés comme les haricots rouges ou les pois d'Angole, et des racines telles que l'igname, la banane ou la patate douce. Une assiette complète, généreuse et profondément ancrée dans la cuisine familiale antillaise.
Préparer la marinade la veille pour que le poulet s'imprègne pleinement des épices et des aromates.